CRDP de Paris  
 

Accueil Blog Infos GIPTIC Nous écrire
 
Académie de Paris
 


 

 


Inscrivez-vous
pour être informé(e) des
mises à jour du site

Cliquez ici




 

Dernière mise à jour le 2/07/04


Le tableau :: Objectifs langagiers ::
Le rétroprojecteur :: L'évaluation de l'oral ::
  :: Tous les parcours ::



Cliquer ici pour une version imprimable de cette page

Tableau et rétroprojecteur
Quelques conseils de l'inspection

Lors de leurs passages dans les établissements, les IPR de langues recommandent vivement l'emploi du rétroprojecteur. Quels en sont les usages possibles ? Pourquoi le rétroprojecteur plutôt que le simple tableau noir ?

L'un n'est pas exclusif de l'autre, bien au contraire.

Le tableau

Il permet bien sûr de noter une trace écrite fiable, mais on oublie trop souvent que le tableau est aussi pour le professeur un outil indispensable sur lequel s'appuyer pour développer une activité orale. Par exemple, en lycée, le tableau sera utile pour l'aide à la construction des énoncés que produisent les élèves.

Aide à la construction des énoncés

On utilise alors le tableau comme un "chantier", sur lequel on notera les éléments clés d'un raisonnement que l'on est en train de construire autour d'un personnage, d'une idée que l'on est en train de développer collectivement, autour de l'explication d'une situation dans un texte d'actualité par exemple.
Le professeur recourra à l'emploi de flèches, d'accolades, de colonnes, de cadres…

On oublie trop souvent à quel point les élèves ont besoin de repères visuels, en langue étrangère, sur lesquels ils s'appuient pour prendre la parole à tour de rôle, pour enchaîner sur l'énoncé d'un autre élève, pour compléter, ou encore contredire.
Ce support visuel aide le professeur à gérer l'hétérogénéité. L'élève faible ou distrait un moment et qui n'a pas entendu l'énoncé précédent, peut s'appuyer sur des repères visuels pour retrouver le fil du cours.

Trace écrite

Pour ce qui concerne la trace écrite, on veillera particulièrement à ce que le tableau soit ordonné, même en terminale ! Nous ne sommes pas dans le contexte de la faculté où le professeur se contente de noter quelques mots dans le désordre au tableau.

La trace écrite doit être ordonnée, les repères clairs

Toujours penser que le tableau peut se présenter comme une page de manuel avec
       un ou deux encarts pour le lexique, prononciation de certains mots délicats, rappel d'une exception
       un emplacement pour les énoncés du jour faisant apparaître les objectifs langagiers.
       un encart pour les dates, lieux, pays rencontrés…

Le rétroprojecteur

Le travail au rétroprojecteur facilite la prise de parole individuelle ou collective, y compris la prise de parole en continu. En effet, en pointant un détail, une vignette au rétroprojecteur, le professeur peut relancer, accompagner l’élève timide, hésitant, peu sûr de lui. Le professeur n’a pas besoin d’intervenir par la parole, mais simplement par le geste. Il est alors dans une réelle attitude d’effacement.

Corrigé d'exercice

L'exercice est sur transparent, le professeur peut écrire sur le transparent ou sur le tableau sur lequel l'exercice est projeté. On peut bien sûr envoyer un élève corriger sur transparent.
Si l'on veut que le corrigé serve à quelque chose il faut que chaque élève puisse voir écrit le mot corrigé.

Il est vain en cours d'anglais de corriger les exercices uniquement à la voix, (c'est-à-dire en écoutant la réponse d'un camarade). L'on observe trop souvent au fond des classes des élèves qui barrent ce qu'ils ont écrit pour y inscrire quelque chose de faux!

Le support de l'image

Au collège
Les transparents sont un outil précieux pour entraîner les élèves à mémoriser.

      Révision du lexique.

On projette une planche lexicale, une photographie sur le tableau blanc : les élèves fixent l’image pendant une minute, avec une consigne très ciblée : Look at the picture very carefully and try to remember the things / the people that are in the picture.
On éteint le projecteur. Les élèves donnent leurs réponses, le professeur inscrit au fur et à mesure les mots sur le tableau blanc à l’endroit où était l’image correspondante.
Par exemple, à l’endroit où se trouvait un camion, le professeur (ou un élève) écrit
lorry.
À la fin de la collecte, figurent au tableau tous les mots correspondant aux images : on les répète, on peaufine la prononciation, puis on efface les mots. On allume à nouveau le rétroprojecteur, les illustrations réapparaissent à la place des mots effacés et l’on donne la consigne :
Go !
Un élève pointe chaque illustration au fur et à mesure que ses camarades lui donnent le mot correspondant.

      Pour une découverte lexicale

On projette l’image sur un tableau blanc et les élèves fixent l’image.
Le professeur pointe les sujets/objets illustrant les nouveaux mots. Il donne le mot, le fait répéter.
Il fait répéter à nouveau le mot par un élève et l'écrit sur l'image.
Les élèves regardent attentivement l'image et les mots.

éteindre le projecteur, effacer les mots et rallumer le projecteur : les élèves doivent donner le plus possible de mots et les prononcer de façon intelligible.
Ceci n'est bien sûr qu'un préalable, il faudra veiller à ce que ces mots soient employés dans des phrases complètes tout au long du cours.

Au lycée

      Lecture de l'image

On exploitera toutes les possibilités qu'offre la projection pour jouer sur l'écart d'information (information gap)
Choisir des photographies, publicités, photos de film, énigmatiques.
Découvrir progressivement le document et faire émettre des hypothèses par les élèves sur la partie cachée. Les petites bandes dessinées, racontant une histoire en quatre vignettes sont sur ce point souvent très exploitables pourvu qu'il y ait un effet de surprise dans la dernière image.

      Expression orale

On pourra demander aux élèves de préparer la présentation d'un document iconographique.
Faire rechercher sur internet des publicités anciennes par exemple.
Comparer les évolutions en matière de consommation (tabac, publicités de produits ménagers, publicités pour la voiture, rôle de la femme et de l'homme dans ces publicités).
On préparera l'élève à savoir joindre le geste à la parole, à commenter un document visuel pour ses camarades en pointant du doigt les éléments pertinents.

Le travail au rétroprojecteur permet d’entraîner l’élève à utiliser le support visuel devant ses camarades. Le seul fait de pointer un détail de l’image tout en le commentant nécessite un entraînement. L’élève se pliera volontiers à ce type d’entraînement qui l’implique activement dans son apprentissage.
Les élèves sont peu habitués à joindre le geste à la parole en classe ; or, en situation de communication authentique, c’est chose courante. Par exemple, dans une activité professionnelle - pour présenter des études de statistiques ou un projet technique - il est plus vivant d’allier le document visuel à la présentation de chiffres et de données.

Il est donc nécessaire d’entraîner les élèves à acquérir cette compétence, qui améliorera le savoir-être. Si on ne les y entraîne pas, seuls les élèves possédant, dès le départ, de l’aisance, à la fois au niveau des savoir-faire et des savoir-être pourront réussir. Il convient d’aider les autres élèves en les entraînant à cet exercice.

      Les cartes

Le rétroprojecteur permet un travail de découverte des pays anglophones. (au collège également bien sûr)

On présente une carte muette du monde anglophone
le professeur pointe du doigt le pays concerné, les élèves donnent le nom du pays ;
le professeur écrit le nom du pays sur un transparent vierge qu'il a posé sur la carte muette ;
les élèves ont une minute pour mémoriser, puis le professeur retire les noms de pays pour avoir de nouveau une carte muette et les élèves complètent leurs cartes individuelles sur cahier ;
nouvelle vérification : le professeur pose le transparent où sont écrits les noms de pays sur la carte muette. Les élèves vérifient qu'ils ont bien identifié les pays et orthographié les noms.
On opérera de même pour tout type de carte : historique, économique, carte de peuplement.

 

     Compréhension de l'écrit

On lit trop peu au collège. Or en recourant à certaines techniques simples, on peut amener une classe entière à lire un texte pour peu que l'on accompagne les élèves dans l'exploration du texte.
De même au lycée, où on lit davantage, on voit beaucoup d'élèves rester muets, parce qu'ils sont perdus dans le texte, trop complexe pour eux. L'aide visuelle est alors précieuse.
Photocopier un texte sur transparent peut être au collège comme au lycée une façon de gérer l'hétérogénéité dans une classe en permettant aux plus faibles de suivre le fil directeur.

Au collège


choisir un conte simple, une histoire courte mais complète et photocopier le texte sur transparent en police 14 de façon à ce qu'il soit visible.
procéder aux tâches d'anticipation et de préparation lexicale habituelles à partir du texte tel qu'il est présenté dans le manuel.
puis projeter le texte au tableau.

Choisir alors une stratégie en fonction du contenu et de la nature du texte.

N'en découvrir que le premier paragraphe par exemple et demander aux élèves de repérer
les personnages, noms propres : les entourer.
les lieux : les entourer.
procéder à une première restitution du sens à partir des personnages et des lieux.
demander ce qu'ils font, ont fait. Aider les élèves en entourant les verbes.

Après avoir travaillé dans un premier temps sur le texte dans le manuel, procéder à une synthèse des informations en projetant le texte en entier.

faire rechercher les marqueurs temporels, puis les entourer
faire raconter le récit. Quand l'élève s'arrête, semble perdu, pointer l'élément qui lui manque, et l'inviter du geste à repartir.


Autre technique

cacher le texte et faire raconter le récit. Découvrir progressivement le texte au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire. Les élèves vérifient s'ils ont oublié un incident, ou retrouvent le mot, l'expression qui leur manquait.

Au lycée
Sur un texte de type argumentatif : le transparent permet au professeur, dans un passage difficile de pointer, d'entourer les connecteurs logiques.
Il accompagne également un travail sur un champ lexical, ou bien encore dans un texte complexe permet de souligner les référents différents qui s'appliquent à un même personnage (pronom, dénomination variée, titre).

L'intérêt essentiel est que le transparent économise la parole du professeur.
La phrase Look at your text! prend alors un sens véritable, car combien d'élèves à qui l'on dit Look at your text! se penchent, perplexes sur leur page de manuel, sans savoir que chercher ni ou le trouver ! Alors qu'avec le transparent le professeur peut guider très simplement l'élève.

Conclusion
Le rétroprojecteur est un outil qui

accompagne la stratégie du professeur
simplifie pour lui la communication avec les élèves
permet de concentrer l'attention de tous sur un même point au même moment
aide les plus faibles à suivre le fil du cours, tout en anglais…

MF Chen Géré, IA-IPR d'anglais